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Note individuelle
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Regnaud;Renault,Renaut,Renaud? Très riche bourgeois, habitant le plus bel hôtel de la ville et possédant de nombreux fiefs. -1439 : cité : Seigneur des moulins de Crécy -Châtelain de Tréchy-le-bas en 1447 (hameau disparu = Etréchy/Mehun.sur.Yèvres.18). (On parle aussi souvent de Fréchy-le Bas dans l'Oise????) entre Mehun sur Yèvres et Bourges. -Archer de la Cie.de Gratien d'Aguerre -Charge de Chirurgien du Dauphin 1418, qui devint Roi, et fut premier Chirurgien de CHARLES.VII. jusque vers 1453 -Le 14 décembre 1422 : allocation d'une pension de 600 livres -Il fut anobli en 1425- Il a été été proche de Jeanne d'Arc, l'a hébergé à Mehun où elle reçut ses lettres de Noblesse en 1429 , maison dite "Hôtel de la Pucelle, rue de l'horloge". Il a témoigné au procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc en 1452 et a déposé énergiquement en faveur. Il a possédé une fortune foncière appréciable: des terres, des métaieries, plusieurs maisons à Mehun (fief de la "Grande Maison" -anciens hôtels Barbarin et Sauthenet). Devenu veuf, il entre dans les ordres (entre 1452 et 1455) et devient Doyen du chapitre de la collégiale Notre-Dame à Mehun. Personnage à plusieurs facettes, un peu mystérieuses. Une chapelle, dans le choeur de l'église de Mehun, porte encore à la clef de voûte son écusson : "d'azur au chevron d'or, accompagné de trois perdrix d'argent membrées et besquetées de gueules, 2 et 1." - Le 3 février 1466 il fait, devant Jehan de la Rivière notaire à Bourges, une donation au profit de son petit fils Renaud Bonin doyen de l'église de Mehun. ================================================================== Article paru dans "Histoire-Généalogie" : http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article741 Regnaud Thierry, aïeul des héritiers de Venise ? Premier chirurgien de Charles VII et doyen de l’église de Mehun
vendredi 1er juillet 2005, par Anaïs Balourdet Considéré par certains comme le grand père de Robert THIERY de Saint-Thomas, gendarme du Roy et archer de la Compagnie de Gratien d’Aguerre, Regnaud THIERRy témoigna au procès en révision de Jeanne d’Arc. Tantôt premier chirurigien du Roi tantôt doyen d’eglise, il reste un personnage à l’histoire mystérieuse.
Regnaud (Regnault,Renaud ou Reginald) THIERRY, était le 1er Chirurgien du Roi, en l’occurrence Charles VII. Certaines études généalogiques soulèvent l’hypothèse que Renaud THIERRY soit l’aïeul de Robert Thiery de Saint-Thomas, lui-même grand père du célèbre Jean Thiery dont l’héritage reste une épopée anecdotique connue des notaires et autres généalogistes. ( cf l’article du 1/10/2001 « Un Acte Notarié, 1781 » par Gérard Goglin). L’étude la plus connue faisant état de cette filiation étant celle de Monsieur Thierry-Miegt parue en 1894 ( tirée à 500 exemplaires) et qui s’appuie sur d’anciens manuscrits. Cité dès 1422 comme Chirurgien du Roi, on peut estimer contrairement à ce qu’on peut lire parfois, qu’il n’est pas né en 1410 mais plutôt vers 1400 : s’il était né vers 1410, il eut été un chirurgien en culotte courte et alors âgé de seulement 12 ans en 1422. On le sait aussi Doyen d’Eglise en 1429, donc religieux comme nombres de médecins de l’époque. Dans l’histoire de l’Eglise, décanat désigne la dignité de doyen. La fonction de doyen n’était pas seulement administrative ; elle avait aussi des fondements corporatifs. Le chapitre rural (ensemble des curés du décanat) pouvait élire le doyen ou proposer un candidat à l’évêque. La centralisation du pouvoir épiscopal entraîna au XIII ième Siècle un affaiblissement des compétences du doyen, qui furent redéfinies de façon plus précise par les chapitres diocésains ou ruraux. Le doyen exerçait, sans pouvoir juridique, une surveillance du clergé, contrôlait la distribution des prébendes, convoquait et présidait les chapitres ruraux, informait le clergé des décisions synodales et dirigeait la confrérie des clercs de sa paroisse. Lors de la Réforme catholique, les doyens se virent chargés des visites pastorales, plus nombreuses qu’auparavant pour contrôler plus étroitement le clergé paroissial au nom de l’évêque. En 1430, un prêtre (ou un doyen) peut être marié, malgré qu’en 1123, sous le pontificat de Calixte II, le 1er concile du Latran déclare nuls les mariages de prêtres et qu’en 1139, le 2e concile du Latran, sous le pontificat d’Innocent II, confirme le décret du concile précédent. A savoir qu’au au XV ième, encore 50 % des religieux sont mariés et acceptés du peuple comme tel. C’est une époque de la transition quant à la condition des religieux catholiques. Il apparaît donc possible que Regnaud THIERRY ait eut une descendance et qu’il soit l’arrière-arrière grand père de Jean Thiery. Regnaud THIERRY est aussi dit châtelain et seigneur de « Tréchy-le-bas », ou il serait mort en 1455. Il est possible qu’il s’agisse d’un hameau disparu au profit d’un actuel village nommé Etréchy de la paroisse de Mehun-sur-Yèvre ou encore du hameaux actuel de Tréchy en Seine et marne, proche de Montereau-Fault-Yonne.
L’hotel Charles VII à Mehun-sur-Yèvre Le 29 décembre 1429, il fut présent lors de la venue de Jeanne d’Arc à Mehun, cette dernière venant chercher ses lettres d’anoblissement, et se fut lui qui la logea dans la demeure qu’il possédait dans cette royale cité. La légende raconte que la maison existe toujours et serait l’actuel hôtel Charles VII à Mehun. Enfin Regnaud THIERRY est décédé en effet après 1452, puisqu’il témoigne au procès en révision de la Pucelle, puisqu’il la connut, au cours de l’enquête faite à Orléans en 1452. Il témoigna en sa faveur. Dans les archives, le greffier rapporte de lui la déposition suivante : « Audivit ab ea illud quod dicebat, videlicet quod erat missa a Deo ad nobilem Dalphinum pro levando obsidionem Aurelianensem, et pro ducendo regem Remis ad sacrandum et coronandum » (Déposition de Regnault Thierry, Procès, t. III, p. 25). Soit en français : Un témoin rapporte qu’à Chinon, il entendit dire à la Pucelle qu’elle était envoyée de Dieu vers le noble Dauphin pour faire lever le siége d’Orléans et pour conduire le roi à Reims pour son sacre et son couronnement. Un autre extrait de la déposition de Regnaud THIERRY : « ...Voici une chose dont j’ai été témoin. Jeanne était au siège de Saint-Pierre-le-Moustier. Quand la ville fut prise d’assaut, les hommes d’armes s’apprêtèrent à piller l’église et à enlever les vases et autres objets précieux ; mais Jeanne s’y opposa avec une virile énergie, et par ses défenses elle réussit à empêcher qu’on ne touchât à rien. » « Déposition de maître Regnaud Thierry, chirurgien du roi, au procès de Jeanne d’Arc, abbaye de Saint-Benoît » Si l’étude de monsieur THIERRY-MIEGT reste discutable sur certains points ( il prête à Regnaud une étonnante ascendance remontant à Clovis ....) on peut toutefois croire possible que ce chirurgien soit bel et bien le grand-père de Robert THIERRY de Saint-Thomas, Gendarme du Roy et Archer de la Cie de Gratien d’Aguerre, anoblit en 1510 à Bar par le duc Antoine dit-on ... .
Un acte de notoriété (1781)
lundi 1er octobre 2001, par Gérard Goglin Document destiné à remplacer les actes de baptême et sépulture et à établir les droits au fabuleux héritage du marchand de Venise († en 1676)
(l’orthographe du document original est respectée) 14 novrembre 1781, Enquête Extrait des minutes du greffe de la Prévôté Royalle d’Andelot Enquête faitte par nous, Pierre Nicolas Baudot Conseiller du Roy, président prévost, commissaire enquêteur examinateur et lieutenant général de police en la Prévoté Royalle d’Andelot, assisté de Jean Baptiste Huin greffier ordinaire. A la requête de Guillaume Foissy bourgeois demeurant actuellement à Paris habile à se dire et porteur héritier de deffunt Jean Thièry décédé à Venise en 1667 lequel était petit fils de Robert Thièry gendarme du Roy de France. Suivant et en exécution de notre ordonnance de cejourd’hui duement scellée et au désir de la requête à nous présentée le même jour par le dit Guillaume Foissy ; en laquelle enquête nous avons ouï séparement tous les témoins assignés en vertu de notre ditte ordonnance et dont les dépositions ont été reçues ainsi qu’il suit. Du quatorze novembre mil sept cent quatre vingt un, heure de deux de relevée en notre hotel François Hebert manouvrier demeurant à Signeville agé de quatre vingt cinq ans assigné par exploit de Routier de cejour’huy copie duquel il nous a représenté après serment par luy fait de dire vérité et que lecture luy a été faitte de la requête sus dattée, laquelle nous lui avons donné a entendre a dit n’être parent allié serviteur ny domestique de la partye requiérante. Dépose qu’il se rappelle très précisemment avoir ouï dire dans sa jeunesse a nombre de personnes qui avaient été témoin du fait que l’église du village de Signeville lieu où le déposant est né a été brûlée par les ennemis de l’état, que ce fait appuié par la tradition la plus constante ne fait point de doute dans le pays que tous les registres et papiers de la ditte église ont péri dans cet incendie, raison pour laquelle il ne s’en trouve plus de ce tems la ; ajoute aussy le déposant qu’il a souvent entendu parler dans son jeune age d’Antoine Thièry mort au dit lieu de Signeville le trois octobre mil six cent quatre vingt treize que le dit Antoine Thièry tant qu’il a vécu a toujours passé et a été reconnu pour le petit fils de Robert Thièry gendarme du Roy de France et que ce fait encore tout récent lors du bas age du déposant passait pour constant qui est tout ce qu’il a dit savoir des dits faits lecture à luy faitte de sa présente déposition a dit qu’elle contient vérité qu’il y persiste, et a acquit taxe que nous lui avons faite de quinze sols et a déclaré ne pouvoir signer à cause de ses infirmités et de son grand âge. Quant à nous, avons signé avec notre greffier signé à la minute Baudot et Huin avec paraphe. Puis viennent les témoignages de Henry Larulet laboureur demeurant à Signeville agé de cinquante trois ans, Gervais Rémy, maréchal ferrant, demeurant à Signeville agé de cinquante trois ans et enfin Claude Hebert, laboureur, demeurant à Signeville, agé de cinquante deux ans. Ils sont tous identiques à celui de François Hebert. Fait sous notre seing celuy de notre greffier les jours, mois et an susdits signé Baudot et Huin avec paraphe. Delivré pour expedition par le greffier en chef soussigné le requerant le dit Foissy par Me Claude Couhez son procureur en ce siège. Signé HUIN Contrôlé à Andelot le 15/9bre/1781 Reçu douze sols dix deniers. Signatures illisibles. <BR< Commentaire : Cet acte est en notre possession car il concerne notre famille. Il s’agit du résultat d’une enquête faite en 1781 par le Président de la Prévoté Royale d’Andelot (Andelot Blancheville dans le département de la Haute Marne) à la demande des frères Foissy et destinée à prouver que ces deux frères sont bien des descendants directs d’un certain Robert Thièry, gendarme du roi de France († le 3/10/1642). Les frères Foissy (Antoine Guillaume, inspecteur de la Sûreté, né le 9/7/1764, et son demi-frère Jean Baptiste Foissy né le 11/8/1753) veulent en effet obtenir une part du fabuleux héritage laissé par leur arrière-grand-oncle, Jean Thièry, mort à Venise, sans descendance directe, en 1676 après avoir accumulé une immense fortune (estimée 51 929 francs/or en 1782 de l’époque). Ils peuvent prouver par leurs actes de baptême/mariage/sépulture (BMS) qu’ils descendent en ligne directe d’Antoine Thièry, leur arrière-grand-père. Mais les actes habituels prouvant la parenté entre cet Antoine Thièry et le propre grand-père de celui-ci, Robert Thièry, (grand-père également du testataire Jean Thièry), sont absents car ils ont été détruits dans l’incendie volontaire de l’église de Signeville (Haute Marne) au 17e siècle. Ils sont donc remplacés par un acte de notoriété où sont inscrits les témoignages de quatre habitants de Signeville qui affirment qu’Antoine Thièry était bien le petit-fils de Robert Thièry (donc de ce fait le frère ou le cousin germain du richissime testataire Jean Thièry). En fait, dans le texte, sont répétés plusieurs fois les mêmes ouï-dire, à savoir que les témoins interrogés ont toujours entendu dire par leur entourage à Signeville, dans leur jeunesse qu’Antoine était hien petit-fils de Robert. Le document fait partie d’un dossier qui comporte tous les actes BMS de la famille et surtout un « Mémoire Instructif pour Antoine Guillaume Foissy et Jean Baptiste Foissy au sujet de la succession de Jean Thièry » fait lui aussi en 1781. Il était destiné à une demande officielle d’obtention au moins partielle de l’héritage ; comme toutes celles qui ont précédé ou qui ont suivi, cette demande a échoué : l’héritage, qui a été confisqué et versé par Bonaparte dans les caisses de l’Etat s’y trouve toujours.
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